vanille et lémurien

05 février 2013

Retour sur France

Jeudi 31-01-2013

Aprés une nuit sans vent ni pluie, on se prépare.

On prend un dernier petit-déjeuner avec une belle omelette odorante. Puis le taxi nous amène à l'aéroport : 20 km en 1h30 !! c'est normal !

Dernières images de la vie de tous les jours:

les garagistes le nez dans le moteur- les fumées des pots d'échappement- les carrosiers qui poncent une voiture- les odeurs de friture des gargotes-

les rues défoncées- les trous- le lavoir où se retrouvent les lavandières-  aux carrefours: priorité à gauche....-

une jeune maman: la bassine de linge sur la tête relève sa petite fille qui est tombée-

le téléphone portable à l'oreille tout en marchant- les tombeaux de pierre- les belles propriétés derrière leurs hauts murs grillagés-

les commerces à touche- touche sur les trottoirs- le boucher : la viande de zébu accrochée à l'air libre- les légumes bien rangés en petit tas- l'épicier derrière la grille de son comptoir- les gens qui font la queue"mora-mora"- le marchand d'eau de ville dans des bidons jaunes, posés sur des chariots à 4 roues, tirés par des enfants-

sur le mur d'une école privée: un verset d'encouragement:"c'est seulement par la prière.." marc 9, 29

les gens mangent dehors, debout:pas de cuisine pour cuire- économie de charbon de bois-

le gendarme siffle mais rien ne se passe-

les paysans ramassent le riz et frappent les gerbes sur un bidon couché pour le battage du riz padi-

une femme pile les brèdes dans un mortier à l'africaine.

affiches peintes avec de jolies couleurs : pub pour la vache qui rit- l'eau vive- la bière THB-

embouteillage...embouteillage...embouteillage !

on arrive à l'aéroport: sur le tableau des départs: vol reporté à 13h30...... stress pour rien.

un groupe de villageois du besileo, avec leur petit chapeau tressé, regarde les avion décoller depuis la terrasse: souvenir de 1960, à Orly quand on allait avec mes parents voir décoller les caravelles depuis la terrasse à l'air libre...

On va attendre dans la salle d'enregistrement jusqu'à vendredi 1h30 du matin. On aura droit au repas de midi et du soir.

On sommeille sur les banquettes bercés par l'annonce régulière: " votre attention, les caisses du parking...." en français et malgache toutes les 10 mn: soit ( 6x/h)X 15h (eh oui)=  90 X la petite musique....

Montés dans l'avion d' Air France, on s'endort- avion plus confortable avec plus d'espace pour les jambes-

Arrivée direct Paris à 11h30 vendredi 2 février- hôtel first-classe de roissy paris 2-  sieste-

départ samedi matin à 7h du matin pour Biarritz avec Easyjet: il y a du monde sur ces lignes lowcost.

Arrivée à 8h30: Mr Fernandez nous ramène à Tarnos.

Il faut reprendre nos habitudes mais on a encore la tête là-bas.

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Au village du père Pédro

Au village du père Pédro

Dès l'entrée, on a le sentiment de quelque chose de différents de ce que l'on a déjà vu. Ici, on change d'échelle, on passe du projet à la réalité grandiose. L'ensemble se présente comme une véritable cité, comprenant des dizaines de bâtiments adossés à la colline,  des rues, des quartiers d'habitations composés de petites maisons, de places, d'ateliers, d'écoles de tous niveaux, bref de tout un complexe bien structuré.

Il nous faut trouver le bureau d'accueil. Là Clara, notre guide nous reçoit avec le sourire, les visiteurs sont toujours les bienvenus ici.

Elle même est issu du village, y a grandi et fait ses études jusqu'au Bac. elle va nous faire visiter durant une heure les différents locaux.

C'est 10h, l'heure de la récré, de partout sortent des enfants dans un joyeux brouhaha.blouses bleues et frimousses éveillées "Bonjou madam" visiblement les vazahs ne les effraient pas, ils ont l'air bien nourris et jouent comme tous les enfants du monde.

Comment imaginer que cette oeuvre à commencé par le tris des ordures de la ville et la récupération des matériaux !

Le temps de faire le tour du site et c'est l'heure de rentrer en cours, à la sonnerie les centaines d'élèves se mettent en rang dans un ordre impeccable devant leur classe en attendant leurs profs.

Quelques achats pour terminer à la boutique artisanale, et c'est le retour en ville,en sortant de la cité une affiche rappelle la devise du père Pédro "le courage de s'en sortir"..... il ne supportait plus de voir les enfants en guenille dans les rues !

 

                                                                                                                                                  le lémurien

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La cité du Père Pedro- la Moyenne-ville

Mercredi 30-01:

Temps gris- pluie - fraîcheur- les nuages sont poussés vers le nord : est-ce-que le cyclone arrive ?

Dans les rizières inondées, les paysans à 2 pêchent avec un filet.

Ce matin , on va à la Colline du Père Pedro qui est sur la route de Tamatave.On prend un raccourci en passant devant chez Eliette et on continue sur la route des crêtes qui nous offre un magnifique paysage surplombant Tananarive. Elle a souffert des pluies violentes : éboulements de terrain- ornières profondes - pavés disjoints; le taxi passe à petite vitesse.On aperçoit de belles résidences privées derrière des grilles fermées - le centre Bahai de Madagascar avec un magnifique bâtiment et un beau jardin, face au Rova de la reine.- le centre Adventiste aux murs de briques trés haut-

On passe devant des chiffonniers qui trient des ordures.

On nous accueille à la grille et on nous conduit au salon. Là nous attend Clara (  jeune fille de  23 ans - ancienne élève- secrétaire comptable) qui répond à nos questions et va nous faire  visiter les lieux. On signe le livre d'or.

   * 10700 enfants scolarisés dès 3 ans jusqu'à la terminale pour 4 villages créés ( le 1e sur la route de Majunga) - 450 enseignants.Les enfants rentrent chez eux à + ou - 3 km. 6000 enfants mangent à la cantine.

   * 3000 ouvriers : carrière - brodeuses- ateliers divers assurés par les parents en échange de la scolarité des enfants.

   * Aprés une enquête sociale, une maison est attribuée.

   * Il y a sur le site: 4 dispensaires avec docteurs et infirmières. Le dentiste est un ancien élève.

   *une maison d'accueil pour femmes et famille en difficulté- les gens de la rue viennent aussi y manger.

   * le stade St Pierre bien entretenu car il est loué le samedi  pour des championnats et des clubs extérieurs.

   * De là vue sur la décharge où les ouvriers payés 700 ariary y cherchent métal et plastique.

   * Magasin expo- vente des articles fabriqués sur place.

Aprés la visite, on retourne au centre-ville pour avoir des nouvelles du vol à Air Austral.- la nouvelle mairie reconstruite : son bassin-  ses drapeaux avec 2  têtes de Zébus fond jaune et 2 fleurs de lys fond bleu.

On va manger au restaurant S5 face à Singer. C'est un restaurant malgache installé dans un ancien appartement de français style 1930 ( les prises électriques sont sur socle de bois). Le patron trés francophile nous accueille-  musique douce d'ambiance : Michel Fugain.

plat du jour: riz blanc+ brèdes au porc+achard de tomates- oignons+ jus de corosol+ café.

La porte- fenêtre est ouverte et de là nous observons la circulation: embouteillages-klaxons -voitures qui crachent des fumées- l'air y est saturé !

une sirène...atmosphère" mora-mora".( kool)

Haja stationne au parking de la Pergola et nous accompagne. Dernière promenade dans les rues vers le lac Anosy et ses jacarandas au feuillage vert à cette saison.

Rue des bijoutiers installés dans les anciens magasins style "3 quartiers " avec tourelles au toit.(avec des noms comme: le Printemps-le Vendôme- le louvre)- l'Hôtel Colbert ****- la poste PTT- les librairies chrétiennes luthérienne+l'Alliance biblique ( on y voit 1 CD de Hanta Châteaux)

retour par le Palais présidentiel, joli palais du XVIIIe siècle en briques rouges- la maison entourée de murs de Marc Ravalomanana, ancien président renversé en 2009- les rues bien pavées descendent de la colline de la Haute-ville.

On croise une belle 203 noire aux chromes étincellants , avec le lion sur le capot: belle pièce de collection.

ministères au nom ronflant: " de la dignité"- ministère de l'eau- ministère de la végétation.

on se faufile dans la circulation entre les trous et les porteurs sur la tête ( planches- blocs de mousse)

Téléphone de Air Austral : le vol est avancé à 10h30 demain.Le vent se lève: on est attentif au mouvements du temps.

17h: Hery nous accompagne pour une promenade à pied dans la campagne avant la nuit - petit crachin-

Repas : soupe vermicelle+ riz rouge+légumes sautés+ salade de fruits frais.

Téléphone de l'ambassade de France: pas d'école demain- Christian Couleru pourra faire " la grasse mat" au lieu de partir à 6h30 au lycée.

les valises sont bouclées plus facilement et plus légères!

 

 

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04 février 2013

le zoma de Tana

     Place de l'Indépendance (ancienne avenue de la libération)- L'Hôtel de France- Haja reste dans le taxi-

On remonte l'avenue jusqu'à la gare où des femmes d'entretien astiquent le carrelage avec un pied sur un bloc de bois.L'intérieur y est restauré avec de belles boutiques chics et le café de la gare est un restaurant à la mode.

Aprés avoir confirmé notre retour à Air Austral, on s'assoit à la terrasse d'un café- glacier pour" vazah".Tout en sirotant le café-expresso (trés cher!) , nous remarquons avec dégoût le manège des clients...On s'intéresse à la vie extérieure pour en fixer les dernières images.

Soleil, chaleur humide,on recherche l'ombre pour aller au zoma (immense marché à l'air libre). On se faufile entre les cabanons, au toit pointu, regroupés par catégories de ventes. Je serre mon sac sous le bras. Les commerçants ont des étales trés étroits, serrés les uns contre les autres. De nombreux mendiants se faufilent. Les petits enfants, couleur trottoir, jouent sur le sol à côté de leur maman qui attend le client patiemment.

Sous les arcades de l'avenue, on attend l'appel d'Alex Châteaux depuis son bureau.

On se retrouve dans le quartier d'Antanimena, en contre-bas du Grain de Blé , dans un immeuble moderne à la façade rouge , regroupant des bureaux  aux normes européennes. Nous remplissons le dossier de parrainage de la petite Rotsy (9 ans) rencontrée à notre passage à La Maison d'Aïna.

On lui remet un petit cadeau de bienvenue : une trousse d'écolier garnie. On  présente à Alex les activités de l'Association du Grain de Blé qui l'intéressent beaucoup pour LMA. Aprés des salutations amicales, on retourne chez nous.

On y retrouve Benjamin et Tin qui partent demain pour une mission d'évangélisation en brousse sur la route d'Antsirabe. Hery et Voahangy nous offrent un goûter copieux avec un bon café de colombie.Nous échangeons des nouvelles et l'on se dit à bientôt dans le sud-ouest !

Préparations des valises- nouvelles à la TV sur France-24 : le mariage...le Mali, la Syrie...

Repas; table avec une jolie nappe: soupe chinoise+ boulettes de zébu+ glace en petit pot.

 

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Tana basse ville - la gare.

Mardi 29-01-13:

Visite de l'ancienne gare ferroviaire de Soarano, chef d'oeuvre de l'art colonial français du début du XX° siècle. Une décoration raffinée de mosaïque bleu-vert et de briques rouges, le tout surmonté d'un élégant beffroi-horloge, à l'intérieur de grands volumes lumineux abritants quelques  boutiques de luxe comme Lacoste. Dehors derrière ce décor grandiose, une voie ferrées envahie les herbes, il n'y a plus de trains qui partent de là depuis longtemps', faute d'entretien.

Triste destin, symbole de la situation du pays naguère encore prospère, mais qui s'enfonce dans le déclin.
En face de la gare s'ouvre la majestueuse avenue de l'Indépendance, sorte de Champs Elysées malgaches, bordée de longs bâtiments à arcades qui rappellent les bastides du sud-ouest. L 'ensemble a encore de l'allure comme l'Hôtel de France. L 'allée centrale est bordée de beaux palmiers entourés de massifs de fleurs assez bien entretenus; malheureusement, la foule qui se presse en ce lieu tour touristique fait vite oublier le décor, des enfants en guenilles vont par grappe faire la manche de voiture en voiture au risque de se faire écraser, leur regard suppliant et leur détresse physique font peine à voir.

Comment en est-on arrivé là ? Manque de volonté, passivité,corruption généralisée des élites, crises politiques à répétition.

                                                                                                                                                           le lémurien

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le quartier d'ANTANIMENA- Le Grain de Blé.

mardi 29-01:


Réveil par la pluie qui est tombée toute la nuit.Temps frais, ciel gris. Les rizières sont couvertes d'eau: un lac à perte de vue.

Le cyclone FELLENG est attendu pour mercredi ou jeudi: dates de notre retour....

Le taxi nous amène au centre ville par une route défoncée par la pluie; la terre recouvre la chaussée (les trous sont comblés par de la terre...) Embouteillages...embouteillages pour rejoindre le quartier d'ANTANIMENA où nous allons rencontrer Voahangy du GRAIN de BLE- MADA.

Elle nous reçoit avec affection et nous présente le travail depuis 2004.

Des clubs sont organisés dans les villages avec l'accord de l'administration.Il y a 5 centres dans 5 grandes villes du pays. Des bénévoles assurent les clubs.Paul Brignon et Evelyne Richir leur donnent une formation en venant sur place. Le travail de suite se fait toute l'année en collaboration avec les églises.Il y a besoin de moniteurs garçons dans les équipes.

Pour 2012: 19 camps - 2000 enfants - 5000 clubs- un petit goûter est donné surtout pour les enfants qui vivent en brousse et qui ont plusieurs heures de marche pour venir.

A Noël, 300 Bibles illustrées ont été offertes de Suisse , en français et en malgache.

Nous visitons les bureaux et Voahangy nous présente ses 2 collaboratrices. Je revis les souvenirs de mon passage en 2005 quand Jane , ma soeur y était venue collaborer à l'installation de la mission Le GDB.

Puis nous les quittons pour arpenter le quartier qui me semble bien négligé depuis 5 ans. Le marché Behoririka n'existe plus. C'était un marché de légumes venus de la campagne. Maintenant, la rue est un cloaque à ciel ouvert.

D'anciennes maisons  aux toits pointus gardent un petit air colonial avec leurs persiennes en fer rouillé.Le quartier abrite plusieurs écoles privées comme le lycée Arcade et de belles boutiques de mode à l'européenne.

Avant de partir, nous entrons dans une gargote à côté de l'église catholique :riz+steak de zébu+ravitoto. De nombreux étudiants élégants viennent y manger en attendant les prochains cours.

Nous reprenons le taxi pour aller à l'agence de voyages confirmer notre retour.

 

 

 

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03 février 2013

Invitation chez Eliette et Raymond Randrianaivo de l'ISTE et rencontre avec J-M Randrianasolo des Gédéons

lundi 28 janvier 2013:


Avant d'aller chez Eliette et Raymond pour le repas de midi, nous faisons une promenade dans le village. Le soleil au zénith nous écrase près des rizières. Nous rentrons en saluant les habitants qui en nous croisant ont toujours un sourire et un "bonjour" sonore.

Haja vient nous chercher pour nous amener chez eux à 15 mn en voiture dans un quartier verdoyant, sur une colline qui domine Tana, la vue est magnifique.

Nous sommes accueillis par Eliette, pleine d'affection, qui nous offre aussitôt à boire, coca et biscuits, tandis que Raymond prépare le repas malgache: riz blanc, brèdes et grillades de porc: un régal. En dessert, Eliette nous présente une glace maison fruit de la passion de leur jardin.un bon café du pays termine ce délicieux repas.

Aprés ce moment convivial, nous descendons, entre deux averses, au jardin étagé en contre bas de la maison, il est bien entretenu par Raymond qui a une âme de jardinier. Plusieurs essences d'arbres et de légumes poussent dans une terre riche.manguiers, avocatiers, bananiers, citronniers, mandariniers, papayers, entre des rangées de maïs et de haricots.

Les lichis nous tendent leurs fruits qui sont gros, juteux, et parfumés: rien à voir avec ce qu'on achète au super- marché en France.

Nous visitons la jolie petite maison construite pour héberger les prochains missionnaires de passage à l'ISTE. Elle est au milieu de ce jardin botanique.

Maintenant nous nous séparons pour aller à l'ISTE, rencontrer Mr Jean Martial Randrianasolo, représentant des Gédéons de Madagascar. Nous y retrouvons Benjamin et Tin pour l'accueillir.

Jean Martial nous dit que l'association  existe depuis 1979 avec 66 camps, 30 membres par groupe et 20 couples actifs.

Les distributions sont faciles avec l'autorisation administrative; on peut distribuer directement aux prisonniers, aux malades dans les hôpitaux,dans les hôtels. Mais il faut noter, qu'il y a parfois des réticences dans les hôtels à capitaux islamiques.

Les Gédéons-malgaches ne sont pas autonomes encore.

1 NT bleu= 1 coca= 15000 ariary= 5,50€-

les NTP sont payés par chacun = 4 NTP= 22,50€ ( ce qui est trés cher pour le pays)

Ils ont des réunions hebdomadaires et des mensuelles. Le 9 février,  rencontre annuelle à Tana avec 7 camps sur la ville.

La conférence annuelle a eu lieu en 2012 à Diego Suarez et en 2013 , elle aura lieu à Tana.

Aprés notre rencontre, nous rentrons en taxi au gîte sous une pluie diluvienne: la route est inondée et les rigoles débordent. Les embouteillages arrêtent la circulation. Les gens pataugent dans l'eau rouge, les souliers à la main.

Au repas du soir, Hery nous a préparé : riz cantonnais-brèdes et viande-yaourt; c'est encore une spécialité du pays. Notre hôte est un bon cuisinier qui varie chaque jour les plats. On se régale.

Au lit, on s'endort au bruit crépitant de la pluie sur le toit de tôle.... On verra les conséquences demain.

 

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29 janvier 2013

25-26-27-01 de Tana à Andasibe et retour

Vendredi 25 janvier : de Tana à Andasibe-

8h-12h : ISTE

Conférences : La Réforme- Eugène Casalis.

 

12h : Départ route de Tamatave – N2-

On passe devant le centre international Adventiste- on voit la colline du Père Pedro –

La route a de gros trous : on fait du gymkhana pour les éviter- les camions semi-remorques qui viennent de Tamatave roulent très vite-

les porte- containers peinent dans les côtes et tombent en panne- les transports maritimes MAERSK roulent bien- on longe la voie ferrée de Tana à Tamatave. La route est française avec ses plots en ciment  blanc- les points blancs sur les côtés de la chaussée.

 

SAMBAINA : village du père de Tin : Honoré. On s’arrête au restaurant Pizzanino : la propriétaire, dame âgée (79) mais énergique nous accueille. Elle est de type chinois. C’est le papa qui a joué de l’orgue à son mariage à l’église anglicane de Tana.

Repas très fin :bourguignon de Zébu + riz+ légumes dans la sauce + crêpes+café.

 

On continue la route. Des enfants vendent des écrevisses pliées dans des feuilles de bananier qu’ils nous tendent en passant.

Le ciel devient noir- on traverse des forêts de résineux. La pluie !!

La route descend en lacets- le brouillard s’accroche au sommet des montagnes.

 

On traverse LA FALAISE DE L’ANGAVO : longue faille.  

C’est une zone de bananiers. Les hautes collines sont couvertes de forêts.

A AMBODIFODY, on voit la banderole en travers de la route annonçant le concert du groupe Ny Ako du dimanche 27-01 .

 

MORAMANGA : Capitale d’une région spécialisé dans l’industrie du bois et du charbon de bois- les enfants sortent de l’école- pousse-pousses à vélo- un kiosque chinois sur la place-

Eclair- orage- bananiers le long de la route- lacets de la route- pluie forte- déluge- mur de pluie- on ne voit rien, c’est la mousson !

 

Parc d’Andasibe : sous la pluie on découvre l’ Hôtel  «  Feon’ny Ala » ( le chant de la forêt) avec ses jolis bungalows au toit pointu-

chaque chambre est une paillote, aux murs intérieurs tapissés de raphia et décorés de scènes paysannes au batik ,avec son lit sous la moustiquaire.

Le soir, on prend le repas sur la terrasse au bord du ruisseau : on choisit le poisson tilapia malgache : riz+ légumes en sauce+beignets de banane ou ananas flambé au rhum.

On s’endort au bruit de la pluie qui crépite sur le toit de ravinala.

 

Samedi 26-01-2013

Après une nuit chaude, on se lève à 5h30 et l’on se promène dans le parc qui borde la rivière : fleurs d’agapanthe- roses de porcelaine- fleurs exotiques- forêt tropicale luxuriante- chants des oiseaux- bruits de la forêt- vue sur le lac- parfois on entend de curieux cris comme des gémissements d’enfants ce sont les lémuriens qui vivent dans la canopée.

On prend le petit déjeuner à l’américaine ( omelette) sur la terrasse. Puis on va en auto à l’entrée du parc d’Ambasibe (ex : Périnet) où nous attend le guide.

C’est de l’éco-tourisme avec l’association V.O.I  M.MA qui fait vivre le village.( les femmes font les articles vendus à la boutique et les maris sont les guides forestiers)

A l’entrée, on voit dans un arbre 2 petits lémuriens diurnes de couleur grise.

Ici c’est la forêt secondaire avec un beau ravinala (beauté) : l’arbre du voyageur, emblème de Madagascar. Les femmes tissent ses feuilles pour en faire des nattes et elles tuent les insectes qui s’y logent avec une aiguille.

Le chant puissant des grenouilles tomates nous accueille dès l’entrée – les fougères arborescentes – l’énorme caméléon Parson à cornes de couleur verte nous regarde passer, immobile sur sa branche - les sangsues abondantes en période de pluie : petits vers qui avancent en  «  n » s’incrustent dans les jambes sans qu’on y prenne garde.- un arbre sacré pour les animistes avec des tissus accrochés au tronc-

Dans la rivière nage le poisson/serpent d’eau : le fibata- les herbes piquantes qui peuvent-être du poison (brûlures soulagées par le guérisseur…)

le martin pêcheur aux couleurs rouges –

on passe sur un pont de singe qui balance…au-dessus de la rivière.- le caméléon noirl’oiseau du paradis qui s’envole en nous entendant- la femelle du caméléon vert sans corne beaucoup moins impressionnante que son conjoint.

On entend enfin l’indri indri gris blanc, le plus grand lémurien de Madagascar qui semble pleurer- le voici qui saute de branche en branche au sommet des arbres- il est assis au creux d’une branche à quinze mètres de hauteur et nous regarde la tête penchée, puis en un éclair disparaît dans la  canopée -

Zone amphibie, il faut patauger : ruisseau à sauter- la vigne maronne couvre le sol-

Un gros oiseau (genre corbeau) siffle un jolie mélodie sur 5 ou 7 notes différentes-

Un serpent noir et fin glisse entre les racines d’un arbre trop rapide à photographier- grillons- papillons : pans du jour aux longues ailes- fauvettes- symphonia - coq sauvage- retour enfin le long de la rivière.

Belle promenade dans les sous-bois humides de 3h de marche- au retour, on est en nage, le soleil darde !

 

A midi, on continue vers l’hôtel Vakôna/forest lodge sur la route du parc Mantadia c’est le grand luxe. Golf, cascade (artificielle) jet d’eau, un lac bordé d’uns végétation luxuriante, un régal pour les photographes, mais cela fait un peu sophistiqué à notre goût de routards.

On s’installe à quatre sur la terrasse sur pilotis avec une vue imprenable sur le lac, les poissons se jettent sur les miettes de pain. Une grande cheminée circulaire est au milieu du restaurant. Le repas est fin  : soupe de poulet au gingembre- ragoût de  zébu aux légumes+ riz+café. Le service est raffiné, et le prix en conséquence !

 

Visite de la réserve privée de l’hôtel : un lac avec des crocodiles du Nil de + de 30 ans. Ils pondent dans le sable : T° +ou – 20° détermine le sexe de l’animal.

Dans une cage le fosa et ses 2 petits ( genre félin/belette ) prédateur des lémuriens qu’ils chassent la nuit.

Dans un enclos des grosses tortues à la belle coquille peinte : le ventre plat= le mâle- le ventre creux = la femelle - le boa de Madagascar plus petit que son cousin d’Afrique

La volière d’oiseaux sauvages : le héron noir- les sarcelles- les canards au bec rose-le perroquet noir (petit)- l’ibis au bec noir/corps blanc/queue noire- les pintades-

 

L’île aux lémuriens-on traverse la rivière en canoë et on est accueilli par les vari blancs et noirs qui nous sautent dessus sans vergogne dès notre arrivée mais légèrement- leur fourrure est douce et épaisse-

On se prend en photo avec eux. Ce sont de véritables vedettes qui aiment à poser, Les femelles sont marrons et elles portent le petit accroché au ventre- gestation de 3 mois- ils mangent des bananes+et au sol, de la terre/oxyde de fer+ feuilles-

 

Le lémurien bambou (comme supposé, mange du bambou)-

Le furus est brun- le rufus est petit –

Le maki à queue rayée noire ne se trouve pas là.On quitte les lémuriens à regret .

On va au village d’Antasibe pour s’acheter une bouteille d’eau : maisons tout en bois le long de la rue centrale- à l’allure de far-ouest.

On passe devant la poste et la gare françaises désafectées- nostalgie…

 

Sur le retour à Tana (3 heures de route) : on voit des maisons en bois sur pilotis- maisons en branchages garnis de terre.

La route s’élève progressivement vers les hautes terres du centre de l’île.

Marchandes de fruits tout le long de la RN 2, sous un petit abris de fortune elles attendent le client : on trouve toute la production locale à un prix défiant toutes concurrences : le jacques ( gros fruit granuleux)-ananas-régime de bananes suspendues au fil, courge verte et blanche et toujours ces petits tas de prunes et de pêches pyramidaux qu’on vous tend avec insistance - de temps à autre on croise aussi une cuisine de plein air pour les voyageurs, toute la famille s’est réunie autour du feu au charbon de bois et la bonne odeur de maïs grillé monte dans l’air.

On remonte les impressionnantes gorges de l’Angavo, cette fois sans pluie- la route se faufile un chemin entre les montagnes abruptes, mais le danger est constant, plus de vingt camions en panne le long de cette axe vital de l’île (de Tana au grand port de Tamatave) avec de trop grosses charges, c’est un parcours extrêmement dangereux du type « salaire de la peur » beaucoup de virages, les trous dans la chaussée inattendus, et les glissements de terrain dus aux fortes pluies de la veille ajoutent encore du piquant au voyage.

Vers l’arrivée, le paysage change plus sec et plus peuplé.

la capitale n’est plus très loin, achat de la voiture sans sortir, du maïs cuit et du gâteau de maïs cuit dans la feuille de maïs. c’est chaud, écolo et réconfortant.

    Ouf, arrivée enfin à Tana au soleil couchant. Reste la dernière épreuve : la traversée de la ville avec les inévitables embouteillages …jusqu’au gîte.

    Après la douche méritée, la table toujours bien servie, lecture comme d’habitude du feuillet du jour : puis repas pizzas maison+ riz rouge+petites bananes achetées au retour du voyage.

 

Dimanche 27-01 : Soleil du matin après la pluie trépidante de la nuit.

Petit-déjeuner malgache au manioc, repas du pauvre, cuit dans un sirop trop sucré (étouffe-chrétien !)

       On se prépare pour le culte à l’église FJKM , à 500m, en face du gîte. La fille de la maison, 21 ans, Sariaka nous accompagne avec les parapluies. Voahangy, la mère, termine l’école du dimanche des grands, au fond de l’église parmi les paroissiens qui entrent et bavardent entre eux, tandis que les enfants, tout heureux de se revoir, courent de partout.

Tout le monde est sur son « 31 » les femmes en particulier ont mis leurs plus belles robes de couleurs vives et leurs souliers fins à talons, les enfants sont particulièrement soignés, les petites filles en robe de mousseline pastelle et les petits garçons en mini tailleur avec cravate. Les hommes beaucoup moins nombreux sont habillés plus sobrement.

La cloche carillonne au clocher, 9h30, c’est l’heure du service.

Tout le monde reprend rapidement sa place, on évalue l’assistance facilement entre 500 et 800 personnes, ce qui est l’effectif moyen d’une église FJKM (protestante) à Madagascar.(on rêve !) Il faudra encore rajouter des bancs pour les inévitables et nombreux retardataires.

Les responsables du culte, une dizaine, entrent enfin à leur tour, solennellement, en file indienne, avec leur robe blanche- en tête, le pasteur, très digne, avec son écharpe bleue, ils traversent toute la nef de l’église et prennent place rapidement en demi cercle, la sœur présidente du culte s’installe sur l’estrade, avec le voile blanc traditionnel et commence une lecture d’introduction -

tout cela se fait impeccablement au son d’une musique tonique, la liturgie est parfaitement réglée, c’est toujours impressionnant la première fois. on a l’impression d’assister à un show parfaitement orchestré.

Le culte peut alors commencer; il alterne cantiques ( airs connus du temple) prières puis prêche du pasteur en chaire avec sa chasuble blanche et ses grands gestes péremptoires. l’assistance est attentive et suit sur sa bible les passages évoqués .

Toujours sur le thème de «  l’espoir » thème fondamental dans un pays qui va à la dérive et s’appauvrit d’année en année.

Lectures : Ps 34, 1-10 – 1 Jean 5,11 : «  la foi qui donne la victoire sur le monde »

Lam de Jérémie 3,19-27 – Marc 1,40-45- 2 Thes 2, 13-17.

Commentaire de 2 thes : 1e lettre écrite par Paul qui fonde cette église au 2e voyage.

Chap 1à 3 : relations de Paul avec les Thessaloniciens.

Chap 4 à 5 : encouragements- souci des chrétiens pour les morts avant le retour du Seigneur qu’ils attendent de tout coeur.

 

« Le Notre père » final - chorale des jeunes- offrandes très ritualisées avec toute une équipe en tenue blanche, il y a plusieurs paniers et poches immenses, on ne sait pas trop à quoi cela correspond,  mais on donne, toujours au son d’une musique martiale : 2 Cor 9-16-

 longues annonces qui se succèdent  - les enfants s’impatientent une mère allaite son enfant                                                      

   C’est fini, à la sortie la vente de produits alimentaires, en passant Voahangy bougonne : ce n’est pas le rôle de l’église de faire cela !

 

    On rentre vite à la maison, avec nos parapluies inutiles, on est fatigué par la chaleur -sieste- il fait lourd, de gros nuages s’amoncellent à l’horizon, la pluie ne va pas tarder …

Le soleil frappe les façades des maisons qui se détachent sur le ciel bleu-noir.

   Un coup de tonnerre et les grosses gouttes de pluie commencent à frapper sur le toit de tôle. Le rythme s’accélère et la pluie tombe régulièrement tandis que la nuit descend à son tour.

L’intensité augmente sur les tôles, c’est un roulement bruyant qui se fracasse régulièrement.

   Après le repas copieux : riz rouge+poulet-petits-pois+ yaourt, on monte dans notre chambre.

Le plafond goutte avec la violence de la pluie depuis 2h.

On va s’endormir bercé par le bruit intense et régulier. 

 

 

 

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24-01 village de la joie

Jeudi 24 janvier 2013

Matin : visite du Rova d’Ambohimanga à 1500m d’altitude- la résidence d’été du roi

Sur la colline bleue sacrée- dans la cour : le grand ficus avec 12 pierres entre les racines= le roi et ses 12 épouses.

Le rocher sacré pour le sacrifice du zébu- encore aujourd’hui !- pierre où s’assoit le roi à son  intronisation- chaise à porteur-

La cour est entourée de jacarandas plantés par Gallieni- la porte du roi amène au rova, case en palissandre noircie à l’huile de moteur.Il date du XVIIIe siècle. A côté, le pavillon des reines construit par Laborde.

Le rova orienté au nord - sacré : le lit du roi-à l’est : les étagères de vaisselle- au sud :les esclaves et le lit de la favorite. A l’ouest la porte, le foyer, les tabourets- le jeu de fanorina-

Les cuillères pour boire l’eau du bain sacré une fois par an.

A l’extérieur, l’enclos pour les zébus sacrés : bruns avec une tâche blanche au front.

Le brun/rouge est la couleur royale.

Le roi mange la tête, la bosse, le croupion.qui sont des morceaux sacrés.

La piscine pour le bain sacré : le roi avec ses 12 épouses. L’eau sacrée est bue par les animistes. Du haut de la terrasse, les soldats surveillent. Les canons sont fabriqués par Laborde dans sa fonderie.

Dans le pavillon de la reine, il y a la chambre des invités : on se couchait en position fœtale

dans le lit. Dans la salle de réception, la reine R. 1, la méchante, surveillait le repas en regardant dans les miroirs du buffet. Elle avait peur d’être étranglée…Au mur,  «  le miroir de la vérité », car il ne déformait pas, offert par la reine Victoria. Dans cette salle, a mangé le Général De Gaulle en 1958.  Le belvédère vitré servait de cabinet de travail pour la reine.

A l’extérieur, les tombeaux des rois et des reines, les silos à grains avec le couvercle en pierre.

Au loin sur une colline, la maison de l’astrologue.

La porte du peuple est différente de la porte du roi.

Promenade dans le jardin royal avec une vue panoramique sur Tana et ses 12 collines.

 

On reprend la route rouge à ornières entre les champs et les rizières, les villages aux hautes maisons et leur église. On passe devant la nouvelle église de la secte Apokalypsy avec le gourou Maillol ( déviance évangélique protestante).

 

On arrive « au village de la joie ». la barrière d’entrée est fermée car ils viennent d’être attaqués par des bandits.

 On visite le réfectoire où mangent les 160 enfants et les maîtres. Le repas est servi dans une belle assiette ronde en métal : une bonne portion de  riz blanc+salade de légumes+poulet. Depuis le jardin d’enfants jusqu’à la 5e, les élèves mangent proprement calmement.

Dans les cuisines extérieures, est préparé le repas qui cuit dans de grosses marmites posées dans les creux du fourneau à bois.

En début d’après-midi, on visite l’école :

  -Les pré-scolaires les 2 ans- PS-Ms- Gs- avec sa cour herbeuse et les jeux extérieurs (fabriqués par une équipe de jeunes chrétiens du continent et leur pasteur)

  -L’école primaire : CP-CE-CM1-CM2- plus loin 6e-5e et l’an prochain ouverture de la 4e.

  -Plus loin le bâtiment des permanents  «  la rosée » avec ses groupes- familles pour les orphelins.

Gérard et moi, nous faisons une intervention avec un message biblique : G. pour les 6e et les 5e réunis dans une classe : « l’histoire du semeur » .

 moi, pour les primaires réunis dans la cour au soleil : « l’histoire de Marc et du cirque » (AEE) Tous écoutent en silence mais c’est difficile de les faire parler en français.

 

 

C’est l’heure pour les enfants de balayer la classe et de remettre en état les lieux avant de rentrer chez eux pour 15h30.

On continue par la visite de la propriété :

Le jardin potager et le verger- l’atelier de menuiserie- la fromagerie : fromage-yaourt- beurre-

Les vaches sont plus loin.

 

On rentre dans le salon et l’on continue à parler avec Charles & Simone, B&Tin et nous.

-          projet de formation menuiserie avec les jeunes avec mise en conformité pour la sécurité.

-          250 personnes servies en repas par jours- utilisation des produits de la propriété avec une fois par semaine de la viande offerte par un boucher.

-          Propriété de 80 ha

-          Problème de l’eau usée- vaisselle-

-          WC avec latrines sèches= copeaux+sciure- pas d’eau-

-          Zone d’épandage- puisard pour arroser les arbres-

-          Jardin écolo sans engrais

-          « le grain de blé » vient y faire des clubs tous les 15 jours mais ce n’est pas suffisant.

-          Personnel envoyé par «  France-volontariat »

-          Projet de faire du café

-          L’eucalyptus est un arbre qui pompe trop d’eau- problème de vol du feuillage pour faire de l’huile essentielle

-          Vol de poulets dans les élevages- vol de bouse de vaches-

-          Le parrainage 25€/mois non nominatif pour éviter la jalousie des autres.

-          25€=75000Ar= le salaire mensuel d’un ouvrier agricole.

-          Instit avec le BEPC+ une formation de quelques mois.

-          Pas de psy à l’école : les instit assurent le suivi

-          Les enfants n’osent pas parler le français : Simone recherche une méthode canadienne pour parler avec des gestes, pour débloquer les enfants traumatisés

-          Enfants abusés par les malgaches eux-mêmes….

-          Benjamin aimerait organiser des rencontres foot avec les grands de l’équipe foot du « village de la joie » et son groupe de jeunes.

       Organisation de la logistique avec Charles.

 

Retour au gîte après cette visite très instructive.

 

 

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23-01: RVB tana centre

Mercredi 23-01 :

     Matin : départ avec Tin pour le quartier chinois pour trouver 1 Kway : on cherche dans un souk à 4 étages remplis de vendeurs d’articles chinois. On en trouve un : copie d’Adidas- on ne peut pas faire autrement…C’est un endroit très populeux et je serre mon sac sous le bras !

       On rejoint le centre par l’Avenue de l’Indépendance pour aller au quartier Tsaralalana.

    Deux voitures de police passent alarme hurlante. Elles encadrent une belle citroën C6 noire blindée aux fenêtres foncées ( pour ne pas voir la misère) : le président passe…

                Il est 12h30 : on suit Tin dans une jolie cour ombragée au restaurant «  Saka Manga » fréquenté par des vazahas et des gens chics. En attendant la pizza, on visite les couloirs qui exposent des vitrines sur la présence des français d’autrefois : c’est un petit musée ethnographique très intéressant.

              A 14h, on se dirige à pied vers le restaurant «  S5 » où a lieu la réunion des RVB de Tana avec Cathy. Nous sommes accueillis Tin, G&moi,  par ces 11 dames très souriantes dont 4 représentantes de RVB du pays.

 

Après les présentations, je prends la parole pour leur souhaiter la bonne année et leurs présenter nos meilleurs vœux en les encourageant à garder un contact avec Dieu durant cette nouvelle année par la prière. Alors cela sera vraiment une « Bonne Année ».

              Je pensais avoir un vidéo-projecteur pour présenter les RVB du sud-ouest mais j’ai dû compenser par beaucoup de détails sur l’organisation et la vie des rencontres.

 

Puis  chaque responsable prend la parole bien timidement.

    *Rufine de Tana

est déléguée syndicale de 100 artisans qui sont exploités : 5 beaux sacs en raphia payés 1000 Ar = 0,40€. Chaque sac revendu en boutique 30000 Ar = 10€ .

 Elle rencontre des difficultés car on l’empêche de faire des groupes de prières dans l’atelier. Les sœurs présentes l’encouragent à continuer par petits groupes au bon moment.

      Elle a un RVB depuis 4 ans avec 7 personnes qui se réunissent dans une maison. Elles étudient :  « La volonté de Dieu ».

  

 *Raymonde de Tana ( fait partie du groupe de Marthe rencontrée à Lausanne, il y a 3 ans.)

Le groupe existe depuis 2002 à la campagne avec 10 personnes- 3 progressent- leur vie a changé- Etude : « 1 jean »

Elles se réunissent chez une hôtesse qui a des problèmes. Cette dernière serait une bonne guide, prochainement. Sa mère n’était pas intéressée car elle devait s’occuper de ses oies mais maintenant elle est plus attentive. Ces dames commencent à lire la Bible.

  

  *Vololona de Tuléar : elle est à Tana pour son travail comme médecin.

Son groupe compte 8 personnes- Son groupe a une belle histoire pour débuter.

Elle allait à Tuléar en bus mais elle n’aime pas cette ville. Elle a parlé à sa voisine de voyage

juste en arrivant en ville. Celle-ci lui dit aussi son peu de plaisir à venir dans cette ville.

Vololona échange son adresse avec elle : elles commencent un RVB.

Le groupe a étudié :  « A quoi ressemble Dieu »- « Christ dans la Genèse 1 »

 

*Noro (Nour) de Tana : Cette dame d’origine arabe est épouse de diplomate.

Elle a été en poste à Tamatave il y a 30 ans. Elle faisait partie du 1° RVB avec Cathy. Elle avait reçu une éducation chrétienne et elle s’est convertie plus tard en suivant les rencontres.

Le groupe compte  8 femmes – elles ont étudié « Marc » - elles avaient du plaisir à découvrir la Bible ensemble. Puis Cathy est partie- il y a 2 groupes maintenant-

Elle part en Ethiopie pendant 6 ans : là elle ne peut rien commencer.( gouvernement communiste). Mauvaise expérience à Marseille : refus des gens quand elle évangélise autour d’elle.- retour à Mada : elle va remplacer Cathy comme animatrice régionale.

Elle commence un nouveau RVB mardi prochain avec une dame venue à « la fête des 30 ans des RVB à Mada » accompagnée de 3 autres clientes rencontrées chez le même coiffeur .

 

  *Michelle guide à Tana- Analakely d’un groupe de 15 personnes- elle aime distribuer des traités aux gens qu’elle croise. Elle est restée 6 ans à Toulouse pour ses cours de couture car elle a un atelier de confection- elle se réjouit de savoir qu’un RVB s’ouvre à Toulouse prochainement.

     Après un moment de prières, on se sépare avec émotion fraternelle. Je remets à chacune un petit souvenir personnel.

On rentre en passant déposer Tin chez elle, on passe par le cybercafé.

Repas du soir : pâtes bien gratinées- bananes-

 

   

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